Pronostiquer une fin de série

Pronostiquer une fin de serie
 
Comment pronostiquer une fin de série ?
Avant la défaite de samedi dernier contre le Barça, le Real Madrid de Jose Mourinho restait sur une série de 14 victoires, la plus longue dans la carrière du coach portugais. Le club catalan, lui, semblait dans une mauvaise passe, et sa série d’invincibilité dans la Liga s’était achevée deux journées plus tôt, avec une surprenante défaite à Getafe. Deux fins de séries difficiles à prévoir, et qu’il fallait, en tant que pronostiqueur, voir venir. Et qui illustrent l’un des plus gros dilemmes du pronostiqueur sportif : comment pronostiquer une fin de série.
 
Pourquoi pronostiquer une fin de série
Bien sûr, la première réponse est de dire que la fin de série n’est pas un pronostic très avisé. Mieux vaut parier sur une victoire de Manchester contre Wigan à domicile, ou tout autre résultat quasiment certain et sécurisant, plutôt que de parier contre la tendance. Sauf que voilà, ça ne rapporte rien. Et en bon pronostiqueur, on recherche la grosse côte. C’est mathématique, plus la série est longue, plus la côte sur la fin de série est élevée. A combien était la côte pour la première victoire de Arles-Avignon en Ligue 1  ?
Et celle pour la première défaite d’Arsenal du temps des invincibles, après 49 matchs sans défaite ? Il faut avouer que c’est tentant. On regarde les signes, la fatigue, l’accumulation des rencontres, la reprise après la trêve (voir notre article à venir : pronostiquer après une trêve), tous les petits signes qui peuvent annoncer un changement dans la tendance. Quand on est un pronostiqueur dans l’âme, il faut parier sur la fin de série. On veut être celui qui l’aura vue venir. Qui savait que le Paris-Saint-Germain allait flancher à domicile contre Nancy après 12 matchs sans défaite.
Les tensions dans le club, les rumeurs de limogeage de l’entraineur, est-ce que cela suffisait pour parier une défaite à domicile contre un relégable ? L’histoire regorge de ces exemples : la défaite de Nantes 2-0 à Strasbourg le 15 avril 1995, suite à 32 matchs sans défaite, est inexplicable. Mais pouvait rapporter gros.  Au-delà de la côte, être en mesure de parier sur une fin de série exige une connaissance pointue du football que tout parieur qui se respecte veut pouvoir démontrer. Il faut parier une fin de série, parce qu’au fond, on ne peut pas s’empêcher d’essayer.
 
La tendance contre la statistique
Mais alors comment faire ? Sur quelles données rationnelles se baser ? Y a-t-il une manière un tant soit peu efficace en paris sportifs de pronostiquer une fin de série, qui ne soit pas basée sur une impression générale sur la forme de l’équipe ? Un élément de réponse réside dans un autre dilemme éternel du pronostiqueur : le choix entre la tendance et la statistique. Barcelone n’a pas perdu depuis deux saisons contre le Real, mais le Real est sur une série de 14 victoires. La tendance penche pour le Real. La statistique pour le Barça.
Dans une longue série, il faut savoir repérer la statistique qui peut tout changer. Marseille n’a pas gagné à Bordeaux depuis plus de trente ans. Même si cette année, en avril, l’OM se présentait à Chaban-Delmas sur une série de victoires, est-ce que ce ne serait pas le moment de pronostiquer la fin de cette série ? Exemple évident bien sûr, et trouver la statistique qui peut faire inverser la tendance et mettre fin à la série est un art qui peut rapporter gros.
Mais là encore, pas de vérité : il a fallu attendre douze journées pour que Brest remporte son premier succès cette saison, à domicile contre Lorient. Or avant ce match, les bretons ne s’étaient jamais imposés contre les merlus dans leur stade. La tendance rencontrait la statistique, et le résultat a fait mentir les deux. Quand on vous dit que ce n’est pas facile.
 
La série dans la série
Bien sûr donc, pas de recette miracle. Ça se saurait et on ne vous le dirait pas. Un parieur a toujours un côté impulsif, et tenter le coup sur une fin de série en balançant cinquante euros sur une victoire d’Ajaccio fera toujours partie de la recherche éternelle de la grosse côte. Mais en gardant son sang-froid, on peut tirer parti d’une série, même si l’on n’est pas sûr de son issue. Par exemple, une série de victoires s’achèvera un jour. Mais s’achèvera-t-elle sans marquer ? Le Real a perdu mais a mis un but au Barça. Du temps des invincibles, Henry marquait presque à chaque match, 30 en 38 journées. Sur les quatre dernières journées, Ajaccio n’a pas gagné m
ais a toujours marqué. La victoire au prochain match n’est pas certaine, mais la probabilité de marquer l’est peut-être un peu plus. Identifier la petite série au sein de la grande série, voilà un moyen plus sûr de remporter des gains décents. Alléchant non ? Rien n’est infaillible. La série des invincibles d’Arsenal s’est achevée sur une défaite à Manchester, 2-0. Henry n’a pas marqué, et Sir Alex a pris sa revanche sur Arsène Wenger.  Manchester-Arsenal, Real-Barça, deux classicos, deux fins de série. Y aurait-il une manière particulière de parier sur un classico ? Réponse au prochain épisode
 
 

 

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